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Les dimanches de gratuité

Le 1er dimanche de chaque mois, le billet d'entrée dans les collections permanentes et à l'hôtel de Cabrières-Sabatier d'Espeyran est gratuit. L'entrée dans l'exposition temporaire reste payante au tarif habituel.

François-Xavier Fabre, Portrait du jeune Edgar Clarke, 1802

François-Xavier Fabre, Portrait du jeune Edgar Clarke, 1802

Achat de la Communauté d’Agglomération de Montpellier en 2012.

Cet achat prestigieux venait, l’année de la rétrospective François-Xavier Fabre, enrichir considérablement le musée dans le domaine du portrait néoclassique avec une œuvre cédée par Fabre à son commanditaire et qui avait de ce fait échappé à la donation. Edgar était le fils du général Henri-Jacques-Guillaume Clarke, proche allié de Bonaparte et futur ministre de la guerre en 1807. C’est à Florence, alors qu’il était ministre plénipotentiaire de France, que Fabre fait sa connaissance.

Clarke ne tarde pas à commander au peintre le portrait de son fils aîné âgé de trois ans : vêtu d’une fine tunique à l’antique, l’enfant esquisse un pas et lève la main droite en direction d’un papillon, symbole d’immortalité. Il tient une corbeille de laquelle s’échappent plusieurs variétés de fleurs : pivoines, roses, zinnias, reines-marguerites, pois de senteur. Une petite feuille de papier dissimulée dans l’herbe près d’un pissenlit donne tout son sens au tableau : « Aux auteurs de mes jours. / Quand je serai grand, de fleurs puissé-je ainsi semer / Tous les momens de votre vie ; / Soucis font mal, dit-on, pour vous en préserver / Je les détruis dans la prairie. » De fait, Edgar piétine quelques fleurs de soucis orangées à droite. Le papillon, symbole de l’immortalité de l’âme, la pomme de pin, symbole de puissance vitale et de fécondité, renforcent encore le caractère érudit et codé de la toile.

Ce tableau se caractérise par une facture minutieuse voire précieuse d’inspiration nordique et par l’évocation d’un cadre naturel, déjà romantique, qui s’inspire largement du parc des Cascine à Florence où Fabre aimait aller dessiner à l’époque. Il rivalise ici avec son ami Gauffier, récemment disparu, et cherche à diversifier sa production en s’adaptant aux exigences d’une clientèle mondaine et internationale. En 1810, FABRE François-Xavier (Montpellier, 1766 – 1837) s’emparent des flèches du pauvre blessé, désespéré, tandis que le jeune Néoptolème semble prêt à s’apitoyer et que l’énergique et intraitable Ulysse est pressé de regagner le navire tout près du rivage.

Cette étude d’ensemble, brillante et colorée, n’offre que peu de variantes avec l’œuvre finale et témoigne du soin accordé par l’artiste à cette commande. Mêlant les sentiments opposés de l’énergie indomptable et la déréliction poignante, cette petite esquisse résume à elle seule les ambitions du peintre d’histoire (rhétorique des passions, clarté de la mise en page, noblesse du sujet) à un moment-clé de sa carrière florentine.

Visites guidées oenologiques

Venez découvrir le vin et la vigne au travers des œuvres du musée Fabre, de Cornelis de Baellieur artiste flamand du XVIIe siècle à Henri Matisse, les artistes ont toujours eux un lien particulier avec cette boisson. Terroir, transport et manière de déguster s'observe dans les tableaux au fil des siècles. Cette visite, organisée en partenariat avec un animateur de l’AOC des Grés de Montpellier, sera suivie d’une dégustation de vins de leur production. 

Samedi 25 Février 11h et 16h

Vendredi 21 avril 16h

Tarif : 8€/ participant