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Les dimanches de gratuité

Le 1er dimanche de chaque mois, le billet d'entrée dans les collections permanentes et à l'hôtel de Cabrières-Sabatier d'Espeyran est gratuit. L'entrée dans l'exposition temporaire reste payante au tarif habituel.

La visite du Conservateur

Les visites du conservateur font une pause estivale. Retrouvez les, le mardi 26 septembre à 13h.

Alexandre Cabanel, Etude pour le Paradis perdu, entre 1863 et 1867

Adam (Étude pour le Paradis perdu), Huile sur toile. Achat de la Communauté d’Agglomération de Montpellier avec le soutien du FRAM Languedoc-Roussillon, 2007

Eve (Étude pour le Paradis perdu), Plume et encre noire, lavis de gouache grise et lavis de gouache blanche sur papier vélin. Achat de la Communauté d’Agglomération de Montpellier, 2010

10 ans Cabanel, Eve

À l’Exposition universelle de 1867, à Paris, Alexandre Cabanel présente pour la première fois au public l’une de ses plus grandes œuvres, par sa taille et par son ambition artistique : Le Paradis perdu, réalisée pour le roi Maximilien II de Bavière. L’œuvre, commandée en 1862, dont la réalisation occupe l’artiste pendant 5ans, doit prendre place au sein de la « galerie historique » du Maximilianeum de Munich, livre d’histoire monumental composé d’une trentaine de peintures à vocation pédagogique et morale.

Cabanel est chargé du premier tableau de la série, dédié au péché originel. 

Détruit lors des bombardements de 1945, il subsiste de l’œuvre un certain nombre d’études dessinées et peintes, ainsi que des réductions, dans plusieurs collections privées et publiques dont le musée Fabre.

Le dessin réalisé à la plume, lavis d’encre et rehauts de blancs, présente les recherches de l’artiste pour le personnage d’Eve, dont Cabanel place le corps ondulant et immaculé au coeur de sa composition définitive, et notamment pour la position des jambes, étendues ou repliées.

10 ans Cabanel, Adam

 Si Eve, selon Zola, « coquettement renversée, (…) appartient bien à la famille des femmes en pâte d’amande dont le peintre à la spécialité », la figure d’Adam, telle qu’elle apparaît dans la splendide étude peinte acquise par le musée, est plus originale.

Assis contre un tronc d’arbre, les bras écartés, la tête enfoncée dans les épaules et le visage baissé, Adam après la faute se livre ici à une mélancolie tout à fait romantique, où se mêlent tourment et lassitude, honte et sensualité. On peut lire, dans ce mélange paradoxal de tension virile et d’abandon féminin, l’influence des oeuvres de Michel-Ange, souvent présente dans les nus masculins de Cabanel (L’ange déchu, Montpellier, musée Fabre).

Dans l’oeuvre achevée, Cabanel choisit pour son Adam une pose plus contrainte, hommage plus classique au célèbre torse du Belvédère. Servie par une touche fluide, plus ou moins esquissée selon les parties, un sens certain des jeux de lumière dramatiques, et un cadrage resserré, l’œuvre de Cabanel, au-delà de la simple « académie d’homme », offre une vision tout à fait aboutie dont l’intensité et le mystère ont sans doute fait défaut à la composition monumentale.

Avec ces deux importantes acquisitions, le musée Fabre enrichit son ensemble dédié au Paradis perdu; le musée conserve en effet plusieurs études au crayon pour ce tableau : Adam(inv.891.1.26), Apparition de Dieu porté parles anges (inv. 05.8.43), Satan chassé du paradis (inv. 35.7.1), et deux autres études à l’huile.

Visites guidées oenologiques

Venez découvrir le vin et la vigne au travers des œuvres du musée Fabre, de Cornelis de Baellieur artiste flamand du XVIIe siècle à Henri Matisse, les artistes ont toujours eux un lien particulier avec cette boisson. Terroir, transport et manière de déguster s'observe dans les tableaux au fil des siècles. Cette visite, organisée en partenariat avec un animateur de l’AOC des Grés de Montpellier, sera suivie d’une dégustation de vins de leur production. 

Samedi 15 juillet à 11h

Visite oeno juillet

Vendredi 28 juillet 11h

visite œnologique 28 juillet 11h

Samedi 12 août 11h

visite oenologique 12 aout