Jean-Michel Meurice, Parcours : 1956-2018

l’hommage à l’un des acteurs majeurs du renouveau de la peinture en France à partir des années 1960
DU 27 JANVIER 2018 AU 29 AVRIL 2018 - Galeries Contemporaines
 
 
Jean-Michel Meurice Kaariye Walid 05 acrylique sur toile
Jean-Michel Meurice
Kaariye Walid 05 (1984)
acrylique sur toile, Montpellier, musée Fabre

Parcours de l'exposition:

Années 1960. Tout-couleur pop

Les problématiques que Jean-Michel Meurice aborde dans les années 1960 sont proches de celles du mouvement Supports/Surfaces auquel
il est régulièrement associé dans des expositions collectives. Son oeuvre fait en effet état d’une peinture remise en question qui cherche à se libérer
des contraintes imposées par le pinceau et le châssis. Prenant volontairement ses distances avec l’abstraction lyrique,
Meurice explore de nouveaux territoires en employant des matériaux inédits tels que les aérosols, l’aluminium, le vinyle,
plus généralement les matières synthétiques, ce qu’il appelle « le style Prisunic ».
 

Années 1970. Hors cadre

Au cours des années 1970, la démarche de Jean-Michel Meurice, de plus en plus radicale, se caractérise par une systématisation du geste.
L’artiste, animé par le désir de peindre à nouveau, couvre l’espace de ses peintures de bandes de couleurs répétées qui occupent entièrement
l’espace pictural saturé.
 

Années 1980-1990. Arabesque

Meurice se passionne par l’art islamique à la faveur d’un voyage en Andalousie à la fin des années 1970 et de plusieurs voyages en Asie Centrale
au début des années 1980. Le motif réapparaît dans son oeuvre à la faveur de l’expérimentation d’une technique nouvelle :
l’empreinte. Meurice crée de grandes compositions avec des motifs végétaux dont les arabesques contrastent avec la rigueur des lignes répétées.
  

Années 2000. Corolles volubiles

Depuis le début des années 2000, Jean-Michel Meurice pratique à nouveau le dessin, il représente sans cesse des ipomées,
ces fleurs aux formes sensuelles vécues comme une épiphanie. En écho aux pratiques radicales des premières années,
Meurice fait intervenir à nouveau des supports surprenant dans sa peinture, dessinant par exemple sur des rideaux de douche.